ATIHS, un projet FUI financé par la région Occitanie, en partenariat avec Thiot Ingénierie, Nawa Technologies, l'Institut Clément Ader, le CEA et Airbus Defence and Space. 

 

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Un nombre considérable de débris d’origine humaine gravitant autour de la Terre est actuellement répertorié. Leur taille, leur nature, leur orbite et leur vitesse peuvent fortement varier, mais ils constituent tous un risque croissant de collision et une menace pour l’activité spatiale actuelle et future. Ainsi, les acteurs du spatial cherchent des solutions de limitation des risques, de protection et de contrôle du nombre d’objets (conception des objets spatiaux, mesures évitant la multiplication des débris, stratégie de fin de vie...).

 

Les travaux de recherche réalisés dans le cadre du projet européen antérieur ReVuS (Reducing the Vulnerability of Space Systems) ont montré que les débris présentant le plus grand risque de perte de mission se situent dans la gamme de 1.0 à 5.0 mm de diamètre. Les probabilités de collision avec ce type de débris, encore faibles, vont devenir non négligeables du fait de la multiplication des objets en orbite.

 

Sur cette base, l’enjeu du projet ATIHS est d’améliorer la protection des satellites face aux impacts de débris millimétriques à centimétriques. Ce projet s’articule autour des trois points essentiels suivants :

- de nouvelles solutions de matériaux présentant un excellent rapport masse/résistance (nanotubes de carbone alignés et fibres hauts modules),

- le développement de nouveaux moyens d’essais hypervitesses permettant de dépasser les vitesses actuellement accessibles (nouvelle gamme de 8 à 12 km/s pour des projectiles millimétriques à centimétriques),

- la mise en oeuvre de méthodologies numériques permettant d’augmenter les capacités et la fiabilité des calculs hypervitesses, en modélisant plus finement le comportement des matériaux dans ces gammes de sollicitations extrêmes.

 

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